Selena Gomez et Marshmello ont le dancefloor mélancolique sur "Wolves"

Selena Gomez a passé une bonne partie de l'année 2017 clouée sur un lit d'hôpital, freinée dans ses activités par de gros problèmes de santé (souffrant du lupus, elle a dû subir une greffe de rein durant l'été). Mais si elle s'est fait rare sur les plateaux télé, elle a compensé cette absence médiatique par un squattage en règle de toutes les radios de la planète, avec trois singles parfaits, chacun dans son genre. "It Ain't Me", une collaboration electro feu de camp avec Kygo. "Bad Liar", un tube de l'été en mode new wave über cool. Et "Fetish", une diablerie r'n'b torride.

 

Depuis son dernier album Revival (sorti en 2015), Selena a décidé de ne rien s'interdire musicalement, expérimentant les styles comme on essaye de nouveaux looks. Et le pire, c'est que tout lui va. Cette impressionnante métamorphose artistique, on la doit sans doute à un désir farouche d'émancipation, et pour le coup, ça s'entend : l'ex Disney girl est devenue la chanteuse la plus bold du moment, avec le succès à la clé.

 

Sur son nouveau titre, une collaboration avec le DJ producteur Marshmello, elle poursuit cette voie aventureuse, tout en sachant parfaitement où elle va. En s'entourant des songwriters du moment (parmi lesquels Andrew Watt, déjà sur "It Ain't Me", mais aussi le dernier tube de Camila Cabello et le nouveau Rita Ora), le risque est calculé. On est sur de la très belle ballade électronique (#sadbanger).

 

Le thème de "Wolves" semble très personnel : elle évoque une lutte acharnée pour parvenir à rejoindre l'élu de son coeur ("I've been running through the jungle / I've been crying with the wolves / To get to you, to get to you"). Chacun y verra ou non une allusion à la maladie, ou juste une puissante chanson d'amour, guerrière et mélancolique à la fois.