Nicki Minaj "Anaconda"

On pensait tous que ce serait compliqué pour Nicki Minaj de revenir avec un titre plus racoleur que "Starships" ou "Pound The Alarm", c'était vraiment mal connaître et sous-estimer notre prêtresse des enfers préférée. "Anaconda" a tout d'une réussite marketing totale (là où la ballade "Pills N Potions" était un foirage complet). Tout d'abord cette pochette, déjà culte, qui a agité l'internet mondial tout l'été. Et maintenant ce morceau.

 

"Anaconda" est une arnaque totale. Basé sur un sample grossier du rappeur Sir Mix-A-Lot ("Baby Got Back", 1992), le titre est un tube, certes, mais c'est surtout le truc le plus paresseux et branleur de l'été. Mais avouons-le, c'est le cas de tellement de nos morceaux préférés. "Anaconda" est une ode salace aux gros culs et aux bites XXL, et c'est tout le génie du truc : la chanson dispose ainsi de toutes ses chances pour devenir un hymne, au coeur de l'été, aussi bien pour les cagoles qui n'ont pas froid aux yeux, pour les power passives en surchauffe sur Grindr, mais aussi et surtout pour les bichettes babtous un peu prudes, celles qui gloussaient gentiment en écoutant "I Kissed A Girl" et à qui Nicki permet ici de s'encanailler dans un imaginaire totalement décomplexé composé de bad boys gâtés par la nature et de paires de fesses bigger than life. Et qu'importe si les paroles de la rappeuse sont un peu segmentantes par moments ("Fuck the skinny bitches in the club", c'est pas très gentil ça), c'est justement aux planches à pain et aux culs plats qu'"Anaconda" fera le plus d'effet. C'est bien connu, on ne fantasme que sur les horizons inaccessibles. Slut shamers around the world, soulevez-vous : le fessier de Nicki Minaj est là pour laver tous nos pêchés et expier nos pensées impures.

 

L'arrivée du clip est imminente, et les premières images déjà dévoilées promettent un joyeux bordel médiatique, sans doute aussi important que le passage de Miley Cyrus aux VMAs l'été dernier.