Marina chante la paix dans la monde sur le tube sensible "To Be Human"

Marina va mieux. En tout cas, c'est ce que laissent penser les 8 titres de LOVE, première partie d'un double album intitulé LOVE + FEAR (qui sortira le 26 avril). Dévoilé par surprise vendredi dernier, le chapitre LOVE est aussi lumineux et apaisé que ses précédentes chansons étaient fougueuses et torturées.

 

Retour à la nature ("Handmade Heaven", "Orange Trees"), chansons d'amour extatiques ("Superstar", "End Of The Earth") ou guide de survie pour jeunes gens sensibles ("Enjoy Your Life"), les thèmes des chansons de LOVE sont à des années lumières des autres albums de Marina, véritables traités du mal être post-adolescent, des affres de la création et de la célébrité, de la difficulté d'être soi.

 

 

En se délestant des "Diamonds" de son ancien patronyme, Marina n'a pas fait que simplifier les requêtes sur Google et Spotify. C'est la simplicité elle-même que la popstar galloise embrasse sur ce nouveau disque : thèmes universels, mélodies limpides, production aérienne (merci Joel Little et ses envolées de synthés) : Marina va à l'essentiel.

 

Meilleur titre de ce "mini-album", "To Be Human" est l'exemple le plus frappant de ce changement de cap. Sur une vidéo dans laquelle se télescopent des images d'archives (de mouvements sociaux comme Black Lives Matter notamment), Marina chante la paix dans le monde, rien que ça.

 

 

"Je pense que le sujet principal de cette chanson est vraiment essentiel, ça parle d'unité (...) Et je crois que quand je l'ai écrite, je voulais mettre en images l'humanité, parce que le climat politique actuel nous amène constamment à voir les autres peuples comme "les autres". Si tu n'as pas la même culture, tu es perçu comme différent et potentiellement dangereux, et je déteste ça".

 

Ce qui pourrait passer pour un prêchi-prêcha un peu grossier et naïf prend malgré tout une dimension vraiment poignante, juste parce que la chanson est de toute beauté. Marina a enfin pris conscience de ses qualités : sa voix, ses mélodies hors-pair, un indéniable charisme. Souvent planquée derrière des concepts narratifs hasardeux (remember Electra Heart ?), elle semble aujourd'hui avoir enfin appris à aller droit au but, droit au coeur.

 

Rendez-vous à la fin du mois pour découvrir le chapitre FEAR, qui réservera probablement lui aussi son lot de (bonnes) surprises.