Stock Aitken Waterman Summer (Part 1)

 

Profitons de la relative absence d'actualité musicale de cette période estivale pour entamer une nouvelle rubrique "nostalgie staïle" dédiée au trio de producteurs anglais Stock, Aitken & Waterman. Encore un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, etc.

 

 

 

Mike Stock, Matt Aitken et Pete Waterman sont responsables, notamment du début de carrière fulgurant de Kylie Minogue, mais aussi d'autres artistes dont les destins furent un peu moins prometteurs. Entre la fin des 80s et le début des 90s, le trio a produit dans les 150 titres, dont une bonne moitié sinon plus a terminé dans les hautes sphères du Top 40 anglais. Bizarrement, des gars comme Philippe Manoeuvre n'en parlent jamais, et en France, la vague pop SAW nous a plutôt épargnés. Normal, la musique produite par SAW et leur label PWL est tellement gavée de synthés criards et de boîtes à rythmes à la discipline martiale qu'ici, en France, terre du bon goût, on a plutôt rejeté ça en bloc, évoquant une musique dégueu aux paroles niaises, produite à la chaîne pour des interprètes interchangeables. Rôh.

 

 

 

Même si sur le plan humain, un gars comme Pete Waterman a plutôt l'air, à première vue, d'un affreux gros businessman plus cynique encore que notre Pascal Nigga national, on ne peut pas nier qu'en matière de pop débridée et addictive, ces gars-là avaient une science millimètrée du tube instantané, et qu'ils ont poussé le son synthétique à un tel degré de puissance torride que la moindre boîte à rythme vintage de l'époque peut faire l'effet d'une rasade du plus hardcore des poppers prohibés. Oui, le son PWL est on ne peut plus gay, et toute une génération d'anglais hétéros a pourtant dansé sur "I should be so lucky" (Kylie) ou "Never gonna give you up" (Rick Astley), les deux plus gros hits de la team, dans les banquets et les mariages. Evidemment à l'époque, lorsque le jeune garçon d'honneur de 10 ans et demi se lèvait de sa chaise en plastique pour se ruer sur le dancefloor pendant le trou normand aux premières notes d'un Bananarama, on pouvait facilement augurer de l'avenir concernant son orientation sexuelle, et commencer à lui confisquer très vite sa collection de Smash Hits.

 

 

 

Commençons d'ailleurs notre petite rétrospective par le groupe Dead Or Alive. "You spin me round" fut un des premiers gros tubes SAW, en 1984, et d'ailleurs le premier à se classer numéro 1 des charts au Royaume Uni. Le chanteur Pete Burns est une sorte de créature angrogyne hautement charismatique en peignoir de satin (il parait que Morrissey le kiffait), qui finira par ressembler, des années après, à un hybride de moins en moins humain à force d'avoir la main lourde sur les opérations de chirurgie esthétique.

 

 

 

Cette année, le groupe Indochine a repris le titre pour illustrer la campagne de boycott des JO de Pekin par Reporters Sans Frontières. Le rapport entre la chanson et la noble cause du Tibet? Ah, bonne question...

 

Tremble, Philippe Manoeuvre. La pop music a aussi une histoire et Tonton Corbeille, chaussé de ses charentaises rose fluo, va se faire un plaisir de vous la conter durant cet été.

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