La Roux tourne

C'est la surprise de la semaine, qui étonne même les gens du métier : La Roux, le groupe électro de la rouquine Elly Jackson, encore inconnue il y a quelques mois, est arrivé 2e des ventes de singles en Angleterre avec "In for the kill". Il paraît que chez Polydor UK, tout le monde se regarde avec des yeux ronds en se demandant comment c'est possible. D'ordinaire, ce style musical est plutôt habitué à un petit succès d'estime circonscrit à quelques gens branchés, et les gros labels ne signent ces artistes que pour le bonus en terme d'image pour leur catalogue ("Voyez, on ne signe pas que des merdes, on a aussi des trucs de qualité que le NME aime bien").

 

Le nouveau Calvin Harris, un peu nullos mais sympathique (le refrain fait penser à du Faithless), est lui carrément numéro 1. Et Lady GaGa est 3e (et 1ère des ventes d'albums).

 

De France, cet engouement pour l'electro-pop, qu'elle soit aussi outrageusement vulgos comme Calvin et GaGa, ou pointue et soignée comme La Roux, doit déclencher des haussements d'épaules d'incompréhension, voire une peur panique. "Quoi, mais c'est de la dance ! Au secours, rendez-moi mon ukulélé et mes chanteurs mal rasés", etc...

 

Quoi qu'il en soit, je suis bien content pour La Roux et j'ai hâte de voir Elly en concert jeudi au Point Ephémère. Ca doit bien être la première fois que cette salle reçoit une popstar qui vend autant de disques. Enfin pardon, autant de titres sur iTunes (des fois j'oublie qu'on est en 2009).